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Le blog de Roland - Algrange d'hier à aujourd'hui

La secte Minh Vacma ou le Gourou d'Algrange de 2003 à aujourd'hui

16 Février 2021, 09:30am

Publié par R.S.

En 2021, on reparle du gourou d'Algrange mais en Allemagne....

Républicain Lorrain du 15 février 2021

Républicain Lorrain du 15 février 2021

L’homme avait défrayé la chronique judiciaire entre 2005 et 2010 pour avoir monté un groupe sectaire à Algrange, en Moselle. Condamné, en fuite, puis rattrapé par la prison en 2010, il est très actif sur internet. En 2016, il refait surface sur youtube (RL du 13 janvier 2016)

Républicain Lorrain du 13 janvier 2016
Républicain Lorrain du 13 janvier 2016

Républicain Lorrain du 13 janvier 2016

RL du 23 septembre 2010 
Un an de prison ferme pour le gourou d’Algrange. Condamné à cinq ans de prison alors qu’il était en fuite en 2008, Alain Schmitt a écopé hier d’une peine d’un an de prison ferme. Une sanction inférieure à celles infligées à ses principaux complices !
Jugé le 18 août dernier, trois semaines après son extradition de Malte, Alain Schmitt a été condamné, hier, à un an de prison ferme par la cour d’appel de Metz. Une peine assortie du mandat de dépôt mais qui signifie pourtant que le leader de la secte démantelée en juin 2005 à Algrange, retrouvera la liberté dans les prochaines semaines, compte tenu de la durée de sa détention provisoire cumulée – en France (trois semaines) et à Malte (six mois et demi) – et des remises de peines. La cour l’a ainsi relaxé partiellement des faits d’extorsion de fonds et de séquestration de moins de sept jours, commis sur une de ses victimes, l’Orléanaise qui, la première, avait porté plainte contre lui. Le délibéré, qui a été rendu à 14 h depuis la chambre du conseil de la cour d’appel, était retransmis en direct de la prison de Fresnes en utilisant la visioconférence. C’est un prévenu vieilli, voûté, presque chauve, mal à l’aise dans son survêtement mauve qui est apparu sur l’écran de télévision aux côtés de son avocate. Il n’a pas eu la moindre réaction à l’énoncé de la sanction. Pour mémoire, en août, l’avocat général avait requis à son encontre quatre ans de prison dont deux ferme.
"Dur à comprendre"
Interrogé hier par téléphone, le jeune Sarregueminois qui avait été libéré le 16 juin 2005 lors de l’opération de police s’est dit "sidéré" par le jugement. "En fait, je n’ai pas de mots. Cette décision est dure à comprendre. Moi, j’y ai laissé des plumes. Ça m’a coûté cinq ans de suivi par un psychiatre, un rapport à l’autorité complètement bouleversé… Finalement, il valait mieux qu’il prenne la fuite, puisqu’il est moins lourdement sanctionné que son premier cercle de complices", a-t-il poursuivi.
En effet, à Thionville en 2008, comme à Metz en appel en 2009, les autres prévenus qui avaient assumé leur rôle face à la justice avaient été condamnés à quinze mois de prison ferme, dont le propre fils d’Alain Schmitt, sa compagne Laurence Liégeois ainsi qu’une des chevilles ouvrières du groupe.
Cas d’école pour la Miviludes
Cet épilogue – provisoire ? – pose donc quelques questions à la justice elle-même. Rappelons qu’Alain Schmitt avait été laissé en liberté sous contrôle judiciaire à l’été 2005, la chambre de l’instruction de Metz considérant à l’époque que son état de santé était incompatible avec sa détention.
Il avait alors pris la fuite, jusqu’à son arrestation quatre ans et demi plus tard, à Malte.
L’horizon judiciaire de l’ex-leader de la secte ne se dégage pas complètement pour autant : deux nouvelles plaintes de victimes plus récentes sont toujours en cours d’instruction en Alsace.
Pour la Mission interministérielle de vigilance et lutte contre les dérives sectaires, l’histoire d’Algrange tient du "cas d’école sur l’emprise mentale", comme le remarque Claire Barbereau, conseillère à la Miviludes
Elle révèle d’ailleurs que la trajectoire du groupe d’Alain Schmitt sera étudiée dans le cadre du rapport 2010 de l’institution que dirige Georges Fenech depuis 2008
Arrêt reporté au 22 septembre
Dans l’attente de plus amples développements judiciaires sur le cas de ces deux victimes présumées du Nancéien, il faut se souvenir qu’une jeune femme de 24 ans, passée par la propriété d’Algrange, avait déjà porté plainte début 2010, juste après son interpellation à Malte. Elle avait décrit avec beaucoup de précision les étranges habitudes du petit groupe d’Algrange, des travaux collectifs aux punitions, en passant par les jeux sexuels auxquels elle devait se préparer.
Pour l’heure, Alain Schmitt est toujours dans l’attente de la décision de la cour d’appel de Metz (lire RL du 24 août). L’arrêt, qui devait être rendu demain, a été prorogé au 22 septembre pour cause d’embouteillage dans les salles de visioconférences de la prison de Fresnes, où il est toujours détenu. "Cette technique a été choisie parce qu’il est très fatigué", a justifié Me Cotta, qui s’est refusé à tout autre commentaire.
Il semblerait pourtant que la visioconférence évite surtout d’importants frais de déplacements à la justice. Lors de sa comparution à Metz le 18 août, Alain Schmitt, diabétique et insulino-dépendant, était accompagné, en plus de son escorte, de deux ambulanciers et d’une infirmière. Ce jour-là, l’avocat général avait requis quatre ans de prison, dont deux ferme, à son encontre.
La défense avait tenté de minorer le rôle de l’ex-leader de la secte d’Algrange.
RL du 7 septembre 2010:
Gourou d’Algrange : nouvelles plaintes - Alors qu’Alain Schmitt saura le 22 octobre s’il est condamné en appel, deux nouvelles plaintes ont été déposées contre l’ex-leader de la secte d’Algrange.
Remis à la France le 24 juillet après six mois de prison à Malte, Alain Schmitt, l’ex-gourou d’Algrange, n’en a sans doute pas fini avec la justice. Selon nos informations, son passif judiciaire vient de s’alourdir de deux nouvelles plaintes.
Alors qu’Alain Schmitt est en fuite à Malte, deux jeunes Allemandes d’une vingtaine d’années font le voyage vers le petit archipel et intègrent son entourage. Inquiètes, leurs familles donnent l’alerte fin 2008 par l’entremise de leur avocat, qui adresse un courrier aux autorités indiquant que l’ex-gourou d’Algrange aurait repris ses activités au cours de sa fuite.
Les plaintes qui seraient aujourd’hui en cours d’instruction par le parquet de Strasbourg, après avoir transité par le tribunal de Thionville, n’auraient pas donné lieu à d’amples investigations. Me Françoise Cotta, l’avocate parisienne du Nancéien condamné en 2008 à cinq ans de prison, en son absence, pour séquestration et violences en réunion, a pourtant indiqué hier "ne pas avoir connaissance de ces nouvelles procédures. Je ne connais actuellement que le dossier pour lequel il vient d’être jugé en appel mi-août à Metz. Non, non, vous me l’apprenez !", a-t-elle déclaré.
RL du 24 août 2010

RL du 24 août 2010

RL du 15 janvier 2010
Après l’arrestation du gourou Alain Schmitt, elle s’est décidée à témoigner : une jeune femme de 24 ans, originaire de Moyeuvre-Grande, a passé vingt-deux jours dans la secte Minh Vacma.
Vingt kilogrammes perdus en trois semaines. A force de privation, de marches interminables et de travaux d’intérêt général qui virent aux travaux forcés. Jennifer Ballot avait à peine 19 ans quand elle a croisé la route de la secte Minh Vacma et celle du gourou d’Algrange, Alain Schmitt, qui vient d’être arrêté la semaine passée à Malte. " Je me demande encore aujourd’hui comment j’ai atterri là-bas. Ce que je sais, c’est qu’Alain me fait quelque part encore peur. Bon, c’est vrai qu’il a été interpellé. Mais, c’est psychologique, vous savez, la peur ! "
Blonde, peau claire, la jeune femme cherche constamment à se donner une contenance mais n’y parvient pas. Et remuer ses souvenirs de recluse malgré elle fait remonter à la surface tout ce qu’elle a tenté de refouler au fil des ans. Jusqu’à ne pas s’afficher comme victime, ni faire valoir ses droits en justice. Pire, elle n’a même jamais porté plainte. " Trop peur ", répète-t-elle en boucle. Sa fragilité émotionnelle contraste avec son apparente solidité physique. " Il a profité de mes failles. Ensuite, ça a été l’enfer. Comme tous ceux qui y sont passés ! ". En décembre 2004, lorsqu’elle croise une des adeptes à la gare de Luxembourg, la Moyeuvrienne n’est pas très vaillante. Malade au long cours ­ la secte lui soustrait son traitement immédiatement ­, en rupture de ban familial, paumée. Une proie facile. " Alors que je m’étais engueulée avec ma mère, à deux jours de Noël, j’ai appelé et ils sont venus me chercher à quatre. Quatre femmes. Elles m’ont fait miroiter un soutien. Tous se sont mis à me donner des cours parce que j’ai arrêté l’école assez tôt. Alain (Schmitt) me donnait plein de conseils au début. "
Suivie par six voitures
Le revers de la médaille est cruel et la jeune femme glisse vers l’incompréhension, puis la détresse. " On ne mangeait que des légumes donc personne n’avait plus de force. Je pense que c’était une technique pour nous contrôler. Ensuite, on marchait tout le temps. De nuit surtout. On nous déposait à des kilomètres et on se débrouillait pour revenir. En plus, on ne dormait que très peu. Avec le Vacma, l’activité physique, la musculation, on était épuisé ". Alain Schmitt ? " Crâne rasé, sur son fauteuil, à demi-aveugle. Il m’a toujours dit qu’il me voyait comme une vague forme blanche. On l’appelait par son prénom ou Sensei (le maître, l’enseignant, en japonais) ". La maison d’Algrange est un lieu de vie aux règles strictes. " On passait la journée à faire du ménage. J’étais dans une chambre, avec chiens et chats. Un jour, je suis restée quatre heures enfermée ! Ils m’ont dit qu’ils avaient juste oublié de remettre la poignée de la porte ". Une étape du conditionnement. " Je ne savais plus très bien qui j’étais. Tellement fatiguée. Tout le monde était si maigre ". Jennifer est désormais sous influence. De l’organisation "en cercle" qui tient lieu de "voie vers la sérénité" et se termine immanquablement par du sexe, elle ne veut rien dire de précis. Juste cette phrase du gourou : " On va te préparer pour avoir des rapports avec des hommes ", lui aurait-il dit. Un jour, vient la punition de trop : " J’avais des ampoules aux mains, aux pieds et on m’a ordonné de laver les six voitures. Là, j’ai décidé de m’enfuir. J’ai fait du stop et je suis arrivée dans un café. Là, j’ai vu passer les six voitures avec tout le monde à bord. Ils me cherchaient. "
11 janvier 2010: En cavale, le gourou d'Algrange (Moselle) interpellé et incarcéré à Malte
METZ, 11 jan 2010 (AFP) - Le gourou en cavale d’une secte dissoute installée à Algrange (Moselle), qui avait été condamné en 2008 in absentia en France, a été arrêté la semaine dernière à Nascar (Malte) où il a été incarcéré, a-t-on appris lundi de source judiciaire à Thionville (Moselle). Ancien leader en fuite de la secte Minh Vacma, Alain Schmitt, 49 ans, a été interpellé avec sa compagne, Laurence L., 42 ans, dans une maison où vivaient sept autres personnes, a précisé le substitut du tribunal de grande instance (TGI) de Thionville, Damien Mauchard. La justice maltaise doit se prononcer le 21 janvier sur l’extradition de l’ancien gourou contre lequel la France avait lancé un mandat d’arrêt européen après sa condamnation à cinq ans de prison pour séquestration et violences en réunion, prononcée en octobre 2008 par le TGI de Thionville.
Sept autres adeptes de la secte avaient également été condamnés en première instance pour des violences commises entre août 2003 et juin 2005 sur des membres de Minh Vacma. Lors du procès, deux d’entre elles avaient déclaré avoir été séquestrées pendant plusieurs jours dans des toilettes et dans le noir, où elles avaient été contraintes à boire l’eau des toilettes et à manger des croquettes de chien. En outre, quelque 21.000 euros leur avaient été extorqués. Les plaignantes avaient également indiqué à la barre que la communauté était "organisée en cercles", chaque adepte avançant en fonction de son art du massage, dont le "niveau d’excellence supérieur" était un rapport sexuel. La secte Minh Vacma comptait une vingtaine de membres avant sa dissolution en 2005 à la suite d’une enquête de l’antenne de Metz du Service régional de police judiciaire de Strasbourg.
Article de l'AFP du 17 septembre 2008
Peines de six mois à cinq ans requises contre les adeptes d'une secte.
Des peines de six mois avec sursis à cinq ans ferme ont été requises contre les huit adeptes d'une secte lorraine poursuivis pour violences et séquestrations en réunion devant le tribunal correctionnel de Thionville (Moselle), a-t-on appris mercredi de source judiciaire.
Le tribunal rendra sa décision le 7 octobre dans cette affaire qui concerne des faits commis en août 2003 et en juin 2005 par la secte Minh Vacma d'Algrange (Moselle), dissoute en novembre 2005.
Seuls trois des prévenus étaient présents au procès qui s'est tenu mardi, après la plainte de deux anciens adeptes de la secte. Le gourou, Alain Schmitt, 48 ans, infirme et diabétique, contre qui a été requise la peine de cinq ans ferme, était en cavale.
" Ma cliente a été séquestrée pendant deux jours dans des toilettes dans le noir. Du chauffage était mis en pleine canicule. Elle devait boire l'eau des toilettes. On lui a fait manger les croquettes de son chien, qu'on a fait semblant d'égorger ", a raconté Me Christophe Pesme, avocat d'une plaignante.
Quelques 21.000 euros ont en outre été extorqués à cette enseignante, aujourd'hui âgée de 48 ans, selon Me Pesme qui demande le remboursement de cette somme et 15.000 euros supplémentaires au titre du préjudice moral.
La seconde victime a raconté à la barre que la communauté était "organisée en cercles" dans lesquels "chaque adepte avance ou rétrograde en fonction de son art du massage, dont le niveau d'excellence supérieure est un rapport sexuel complet", selon ses déclarations rapportées par le Républicain lorrain.
Les mauvaises volontés étaient "sanctionnées durement, par des amendes très élevées ou le bannissement. Et, avant de partir, il (fallait) payer", a-t-il rapporté.
Me Arnaud Vauther, avocat du fils du gourou, a demandé une relaxe partielle pour son client. "Le gourou avait très certainement une responsabilité dans la manière dont il gérait la vie en commun dans la maison, mais celle des résidents était bien moindre. Eux aussi étaient des victimes de la situation", a-t-il affirmé.
La secte Minh Vacma comptait une vingtaine de membres avant son démantèlement.
 
En 2005, une institutrice orléanaise de 44 ans avait déposé plainte, racontant voir quitté la secte, non sans avoir remis 21.000 euros et avoir, entre autres, été maltraitée et séquestrée.
Après enquête, l’antenne de Metz de la police judiciaire de Strasbourg investissait les locaux de la secte à Algrange le 16 juin 2005 et arrêtait Alain Schmitt et ses complices. La secte était dissoute en novembre 2005. En octobre 2008, le gourou était condamné pour séquestration et violences en réunion à cinq ans de prison. Sept adeptes étaient condamnés à des peines diverses. Sauf, qu’au moment du jugement, Alain Schmitt qui avait été libéré pour raisons de santé grâce à son avocat, s’était… enfui et réfugié à Malte avec sa compagne.
Article de l'AFP du 19 juin 2005
Un homme de 45 ans, qui avait fondé une petite communauté aux pratiques sectaires à Algrange (Moselle), a été mis en examen et écroué samedi soir pour "extorsion de fonds et séquestration de moins de sept jours", révèle dimanche le Républicain lorrain.
Trois autres personnes, dont le fils du gourou présumé, ont également été mises en examen pour ces mêmes motifs ou pour complicité par un juge d'instruction de Thionville (Moselle) et placées sous contrôle judiciaire, écrit le quotidien. Les quatre personnes avaient été interpellées jeudi par la police qui a "pris d'assaut" la vaste maison où s'était installée depuis deux ans cette communauté, baptisée "Minh Vacma" et prônant un mélange d'arts martiaux et de philosophie orientale.
Une quinzaine d'adeptes, venant pour la plupart du Grand Est de la France et du Luxembourg, vivaient dans cette maison où le gourou, originaire de Nancy et par ailleurs passionné par les OVNI, faisait régner une discipline de fer. Des punitions (heures de ménage supplémentaires, épreuves sportives harassantes, coups) étaient imposées aux adeptes récalcitrants qui pouvaient toutefois racheter leurs fautes moyennant une somme d'argent.
L'une d'entre elles, une femme d'Orléans, ne pouvant rembourser ses "dettes" et qui voulait quitter la communauté, a été "retenue contre son gré avant d'être finalement libérée" en début d'année et de porter plainte, explique le Républicain lorrain.
Lors de son intervention jeudi, la police a "libéré" un jeune homme de 21 ans enfermé dans sa chambre et qui portait des traces de blessure